Les origines de la Fédération

(Ceci n'est qu'un extrait dont l'original se trouve là)


Les premières organisations ouvrières agricoles datent d'avant la loi du 21 mars 1884, appelée loi Waldeck-Rousseau, qui reconnaissait le droit syndical.

C'est à Paris que se constitua la première Chambre syndicale des ouvriers jardiniers de la Seine, le 12 août 1877.

En décembre 1904, fut créée une Fédération horticole qui rassemblait les ouvriers jardiniers, maraîchers, champignonnistes et le personnel des cimetières de la Seine. Elle subsista jusqu'en 1914. Les bûcherons et ouvriers viticoles du Centre furent à l'origine de la création de la première Fédération nationale : c'est à la suite des mouvements de grève dans les années 1890-1891 que naquirent les premiers syndicats de bûcherons.

Le 27 mai 1892, se tint à Meillant, dans le Cher, un congrès des bûcherons et ouvriers agricoles. Un autre congrès, tenu le 5 juin 1892, regroupa cette fois des syndiqués du Cher et de la Nièvre. Les syndicats de bûcherons disparurent pour se reconstituer en 1897, puis disparurent à nouveau au bout de quelque temps.

Ils se reconstituèrent en 1899 et le 29 juin 1902 au congrès de Bourges, créèrent la Fédération nationale des syndicats de bûcherons de France et des colonies, ancêtre de la FNTA. Les premiers syndicats d'ouvriers agricoles du Midi se formèrent dans les régions côtières en 1890.

En 1898, les syndicats des ouvriers agricoles tentèrent de créer une fédération départementale, mais ce n'est qu'en 1900 qu'ils réussirent la création de la Fédération régionale des travailleurs agricoles des Pyrénées-Orientales. La Fédération de l'Hérault puis celle de l'Aude furent créées en 1902 et en 1903, ainsi que le syndicat des ouvriers de la ferme d'Arles-sur-Rhône. Au congrès d'unité de 1903 à Béziers fut décidée la constitution de la Fédération des ouvriers agricoles du Midi, et les fédérations existantes devinrent "section départementale".

Cette Fédération vécut jusqu'à la guerre de 1914. C'est en 1906 qu'apparurent les premières organisations syndicales dans le Nord de la France. Au congrès de Melun le 6 janvier 1907 se décida la constitution de la Fédération des agricoles de la région du Nord. Elle connut de grandes difficultés et finit par fusionner le 1er janvier 1911 avec la Fédération agricole et horticole.

 En novembre 1913 les vignerons de la Marne tinrent leur premier congrès. Ce congrès décida l'adhésion à la CGT et se prononça pour l'unité terrienne.

A ce congrès, seuls les délégués des ouvriers agricoles du Midi se prononcèrent pour l'unité totale ; les jardiniers marquèrent des réserves et les bûcherons proposèrent le maintien du comité interfédéral. La question de l'unité terrienne tomba en sommeil pendant cinq ans, de 1907 à 1912.

Le congrès confédéral de 1912 au Havre relança la question de l'unité. Un rapport adopté par la commission de délimitation de la CGT conclut à l'organisation d'un congrès que la guerre empêcha de tenir. Les conditions nécessaires à la consécration de la fusion définitive des organisations syndicales des ouvriers agricoles furent enfin réunies au congrès de 1920 à Limoges.

En juin 1981, la Fédération des travailleurs de l'agriculture fusionna avec la Fédération de l'alimentation, et la Fédération de l'agro-alimentaire fut créée.

Naïla KEBBATI Archives départementales Janvier 1995
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